Une belle performance aux 24h du Mans 2025
18 Juin 2025

Comme chaque année depuis 2021, Reshad De Gerus a rendez-vous avec la plus grande course d’endurance au monde : les 24 Heures du Mans. Désormais Sarthois d’adoption, le pilote réunionnais considère cette épreuve comme sa course à domicile. Pour cette édition 2025, il s’élance avec une nouvelle équipe, différente de celle qu’il défend en ELMS. C’est au sein de l’écurie Iron Lynx – Proton que nous retrouvons Reshad, engagé au volant de la LMP2 #9. Il partage le cockpit avec l’Allemand Jonas Ried et le Français Macéo Capietto, tous deux déterminés à briller pour leur seconde participation.
Bien que les mécaniciens et ingénieurs soient présents dès le lundi, la grande semaine des 24 Heures du Mans débute réellement le samedi 7 juin avec le traditionnel pesage en centre-ville. Devant une foule enthousiaste, Reshad De Gerus, Jonas Ried et Macéo Capietto présentent leur LMP2 jaune et noire. Entre contrôles techniques et vérifications d’équipements, l’équipe prend la pose pour la photo officielle sur la Place de la République, moment symbolique qui lance officiellement la semaine mancelle.
Le dimanche 8 juin marque le retour en piste avec la Journée Test, moment clé pour peaufiner les réglages et prendre ses repères sur le circuit. Pour Reshad De Gerus et ses coéquipiers, l’objectif est d’accumuler les kilomètres avant le début officiel des essais. Malheureusement, de nombreux red flag limitent le roulage de Reshad à seulement 7 tours. Un début contrarié, mais qui n’entame pas la motivation du trio, déjà tourné vers les prochaines séances.
Après la Journée Test, les journées du lundi 9 et mardi 10 juin sont dédiées au repos pour les pilotes. Loin d’être inactives, elles permettent aux équipes techniques de poursuivre leur travail : remplacement de pièces, ajustement du set-up et répétitions des arrêts aux stands sont au programme pour arriver fin prêts en course.
Côté pilotes, l’agenda reste chargé avec les incontournables rendez-vous médiatiques : séances photos officielles, rencontres avec les partenaires, et la traditionnelle séance d’autographes dans les stands, très attendue par les fans. Ces deux jours permettent aussi de se recentrer mentalement avant la reprise des essais le mercredi.
Le format des qualifications a évolué cette année avec un système en trois phases, similaire à celui de la Formule 1. Tout commence le mercredi avec une première séance qualificative, où les 12 meilleures LMP2 accèdent à l’Hyperpole 1 du jeudi. Les 8 plus rapides y décrochent ensuite leur place pour l’Hyperpole 2, qui détermine l’ordre de départ en tête de la catégorie. Les autres équipes conservent leur position selon leur chrono en qualification.
La journée de mercredi débute officiellement sur la piste avec la première séance d’essais libres (FP1). Ces essais sont essentiels pour ajuster la stratégie de course, observer le comportement des pneus sur la durée et mieux anticiper leur dégradation. Pour l’équipage de la LMP2 #9 d’Iron Lynx – Proton, cette session de trois heures est l’occasion d’entrer pleinement dans le rythme de la semaine des 24 Heures. Reshad De Gerus, Jonas Ried et Macéo Capietto enchaînent les relais afin de travailler les réglages de la voiture en configuration course, tout en continuant à prendre leurs repères sur le tracé de la Sarthe. Malgré une 13e position au classement de la séance, le rythme affiché sur les longs relais s’avère très prometteur. Une entrée en matière studieuse, dans une ambiance déjà bien installée dans le paddock sarthois.
Mercredi soir, la première séance de qualification lance la bataille pour l’Hyperpole sur le circuit des 24 Heures du Mans. Avec un tracé long de plus de 13 km et seulement 20 minutes de roulage, les tentatives rapides sont rares. Reshad De Gerus, fort de son expérience, prend le volant de l’Oreca #9. La séance est marquée par deux drapeaux rouges qui perturbent le rythme. Lors de sa dernière tentative, alors qu’il améliore ses temps secteur, un dernier drapeau rouge interrompt son tour, l’empêchant d’accéder à l’Hyperpole 1. L’Oreca #9 se qualifie en 15e position. Une place qui laisse encore toutes les options ouvertes pour la course. Comme nous le savons, tout peut arrier au Mans.
Le vendredi, la journée est calme sur le circuit, mais pas pour les pilotes. Reshad et ses coéquipiers participent à la traditionnelle parade en centre-ville du Mans, un événement qui réunit les pilotes et les fans de la course mancelle avant le grand jour.
Disputée de nuit, la deuxième séance d’essais libres (FP2) revêt une importance particulière. Elle permet aux équipes de simuler des conditions similaires à celles rencontrées en course, notamment durant les longues heures nocturnes. Pour Jonas Ried et Macéo Capietto, cette séance de nuit est l’occasion de retrouver leurs repères sur le tracé manceau dans l’obscurité. L’équipe en profite également pour poursuivre ses ajustements sur la voiture, évaluer le comportement des pneus dans des températures plus fraîches, et affiner les stratégies de relais. Un roulage indispensable à l’approche du double tour d’horloge.
Dans la continuité de la veille, la journée du jeudi comporte deux nouvelles séances d’essais libres. Ces roulages sont essentiels pour ajuster la stratégie en vue de la course, tant en matière de dégradation des pneumatiques que de consommation de carburant. Enfin, la quatrième et dernière séance d’essais, disputée de nuit, vient clore cette phase de préparation. Pour Reshad et ses coéquipiers, cette ultime session a permis de conforter les bons réglages trouvés la veille et de prendre une dernière dose de confiance avant le grand départ. L’équipage de la #9 aborde désormais la suite du week-end avec un rythme solide, une stratégie bien en place et une cohésion d’équipe toujours plus forte.
Après plusieurs jours intenses de roulage et de préparation, le vendredi marque une pause bien méritée pour les pilotes. Mais au Mans, même les journées sans roulage sont rythmées. En ville, les rues s’animent pour la traditionnelle parade des pilotes, moment emblématique des 24 Heures. Reshad, Jonas et Macéo y ont retrouvé les nombreux fans venus célébrer les équipages engagés. À bord de voitures anciennes, les pilotes défilent dans le centre-ville du Mans, saluant le public, signant des autographes, échangeant sourires et anecdotes. C’est un temps suspendu, où la compétition laisse place à la fête, à l’échange et à la proximité.
Samedi 14 Juin 2025, c’est Jonas Ried qui a été désigné pour prendre le départ de ces 24 Heures du Mans. Malgré son jeune âge, l’Allemand a parfaitement géré la pression et les pièges du premier virage, évitant les accrochages et maintenant un rythme solide. Tour après tour, il a su tirer parti des opportunités pour remonter dans le classement. Au jeu des premiers arrêts aux stands, et grâce à une bonne stratégie de l’équipe, la #9 gagne encore quelques positions. Après une vingtaine de tours, Jonas pointe déjà à la 9e place de la catégorie LMP2, offrant un relais d’ouverture très encourageant pour le trio Iron Lynx – Proton.
Avec confiance, Macéo Capietto prend le relais après Jonas Ried pour son tout premier passage en course aux 24 Heures du Mans. Concentré et appliqué, le jeune Français s’illustre par un pilotage propre et régulier, indispensable pour gérer les conditions changeantes et la circulation dense. Il maintient la #9 dans le rythme, conservant une place solide dans le top 10 LMP2, tout en continuant à engranger de l’expérience sur cette épreuve aussi exigeante que mythique.
Reshad De Gerus prend le volant pour son premier relais en début de soirée, avec l’ambition claire de faire remonter l’Oreca #9 dans la hiérarchie. Profitant d’un rythme solide et d’un excellent feeling sur les longs relais, il enchaîne les tours rapides tout en gérant parfaitement le trafic. Grâce à une stratégie bien exécutée et des dépassements incisifs, le Réunionnais parvient à hisser la voiture jusqu’à la 2e position de la catégorie LMP2. Un relais maîtrisé, qui démontre une nouvelle fois sa capacité à performer sur cette course d’endurance hors norme.
La nuit mancelle, souvent marquée par de nombreux rebondissements, s’est déroulée cette année dans un calme surprenant avec une seule intervention de la voiture de sécurité. Cette rare stabilité a permis à l’équipage de la #9 d’Iron Lynx – Proton de déployer une stratégie régulière, basée sur une gestion constante de la course. Solidement installé dans le top 5 LMP2 après les premiers relais, le trio a enchaîné les arrêts aux stands sans encombre. À trois heures de l’arrivée, la #9 occupait même la 3e place, grâce à des relais et pit stops efficaces. Malheureusement, un drive-through en fin de course a brisé leur dynamique et compromis leur podium. Ce passage obligé reléguait l’Oreca Iron Lynx – Proton à la 4e place finale, à quelques encablures seulement du podium. Une légère frustration, bien sûr, mais surtout la satisfaction d’avoir livré une prestation solide, constante et sans faute majeure, sur la plus grande scène mondiale de l’endurance.








